Dix ans,
et toi, toujours.
Ce site est un cadeau d'amour. Un petit récit à déplier comme un souvenir — pour te redire d'où nous venons, et vers quoi nous marchons.
La date qui a
tout changé
Il y a des dates qu'on retient parce qu'elles sont importantes.
Et puis il y a celles qu'on garde parce qu'elles ont discrètement changé toute une vie.
La nôtre fait partie de celles-là.
Derrière cette date, il n'y a pas juste un souvenir. Il y a le début de quelque chose qui ne s'est plus vraiment arrêté depuis. Un point de départ. Un basculement. Le moment où, sans encore savoir jusqu'où cela nous mènerait, un « nous » a commencé à exister.
« Cette date,
c'est celle qui ouvre tout le reste —
et peut-être tout ce qu'il y a
de plus précieux dans ma vie. »
Avant nous,
il y avait déjà nous
Avant d'être un couple, on a d'abord été meilleurs amis.
Pendant un an, on s'est connus comme ça. Pendant nos études. Dans cette zone où l'on ne sait pas encore qu'on est en train de vivre quelque chose qui comptera énormément, mais où on sent déjà qu'il y a un lien à part.
Je me souviens d'un soir en particulier. On marchait ensemble sur la route, simplement. Rien d'extraordinaire en apparence. Et pourtant, c'est là que je me suis rendu compte que tu étais une fille beaucoup trop marrante, avec qui j'avais mille choses à dire. Une fille avec qui la conversation venait toute seule. Une fille avec qui on a envie de continuer à marcher, juste pour prolonger encore un peu le moment.
À partir de là, on ne s'est plus vraiment quittés. On se parlait souvent. On avait besoin de se parler souvent. J'allais chez toi. On partageait de plus en plus de temps, de rires, de réflexes, de petits bouts de quotidien.
On était amis, oui.
Mais déjà, il y avait autre chose qui prenait doucement de la place.
Le soir où tout le monde
l'avait compris avant nous
Il y a eu ce fameux anniversaire.
Une soirée un peu trop fêtée, un peu floue, un peu joyeusement désordonnée. Une de celles qui finissent par rester dans l'histoire parce qu'elles changent discrètement le cours des choses.
Ce soir-là, sans vraiment t'en rendre compte, tu as presque fait une prédiction à mes parents au téléphone. Tu leur as dit, en substance, que j'étais génial. Et autour de nous, tout le monde semblait déjà avoir compris quelque chose que nous, on n'osait pas encore regarder en face.
« Tout le monde croyait qu'on était ensemble.
Et finalement, ils avaient raison
un peu avant nous. »
Parce qu'un peu plus tard dans la soirée, quelque chose s'est passé. On est tombés amoureux. Pas comme dans un film trop écrit. Plutôt comme une évidence un peu bouleversante, qui arrive sans prévenir et qu'on ne peut plus faire semblant de ne pas voir.
Ça nous a un peu perturbés. Parce qu'on était amis. Parce qu'on ne pensait pas en arriver là. Parce que c'était à la fois naturel et complètement renversant.
Mais ce soir-là, quelque chose a changé pour de bon.
Le moment où on a choisi
de ne plus se quitter
Après cette soirée, tout avait une autre couleur.
Alors le petit doudou — comme tu m'appelles — a pris l'initiative de te recontacter. Pour te dire quelque chose de très simple : je me sentais bizarre, il fallait qu'on se voie.
On s'est revus.
On a parlé.
On a mis des mots sur quelque chose qui, au fond, existait déjà.
Et à partir de là, on a décidé de ne plus se quitter.
« Pas avec une grande déclaration théâtrale.
Juste avec cette évidence très calme
que ce qu'on vivait était trop important
pour être mis de côté. »
C'est là que notre histoire a vraiment commencé.
Nos premiers départs,
nos premières traces
Parmi les souvenirs qui comptent, il y a Bruges.
Nos premières petites vacances ensemble.
Ce n'était peut-être pas le plus grand voyage de notre vie. Mais c'était l'un des plus précieux. Parce qu'il y avait cette découverte simple et immense à la fois : partir à deux, et comprendre qu'on est déjà bien partout du moment qu'on est ensemble.
« Bruges, c'était les premières traces
très concrètes de notre monde à nous. »
Le monde découvert
à deux
Ensuite, on a voyagé.
Il y a eu Budapest, où tu es venue me rejoindre pendant mon échange.
Il y a eu la Corée, que tu m'as fait découvrir.
Il y a eu le Mexique, la Thaïlande, la Grèce.
Il y a eu Rome, où on s'est régalés.
Et Venise, qui nous a un peu déçus, mais où l'on a quand même trouvé notre bonheur dans de très bons raviolis et un super poulpe.
Avec toi, voyager n'a jamais consisté à cocher des destinations. C'était plutôt une manière d'agrandir notre histoire. Chaque voyage ajoutait quelque chose : une anecdote, une photo, un plat, un imprévu, un moment absurde, un rire, un souvenir qu'on ressort encore des années plus tard.
« Chaque voyage ajoutait quelque chose
à notre histoire. »
Je pense forcément au Mexique. Et à cette journée entière passés bloqués dans un aéroport à Houston. Sur le moment, ce n'était sans doute pas l'expérience la plus glamour. Mais même ça, on en a fait un souvenir à nous.
C'est peut-être ça, le vrai luxe d'aimer quelqu'un : même les attentes, même les galères, même les détours finissent par devenir des souvenirs qu'on chérit.
Et puis il y a toutes celles qu'on ne raconte jamais vraiment. La Sardaigne, Stockholm, le Monténégro, la Tunisie, le sud de la France, Bruxelles — et ces routes dont on ne se souvient même plus du nom. Des voyages qui n'étaient pas des « grands voyages », mais qui racontent tout aussi bien notre manière d'être ensemble : curieux, gourmands, prêts à partir pour trois jours autant que pour trois semaines.
« Les grands voyages font les grandes photos.
Les petits font les grandes complicités. »
Chaque escapade est devenue un petit monde : une côte, une ville, une auberge, une table, un fou rire. Un souvenir qu'on ne saurait pas toujours situer sur une carte, mais qu'on reconnaîtrait entre mille.
Cette façon qu'on a
d'être ensemble
Il y a quelque chose entre nous qui continue de m'impressionner : on peut être ensemble tout le temps sans manquer de choses à se dire.
On parle, on rebondit, on rit, on se raconte les mêmes choses autrement, on commente tout et n'importe quoi, et on trouve encore de quoi prolonger la conversation. C'est naturel. C'est vivant. C'est nous.
Et même après tout ce temps, on se manque encore, presque comme au début.
« Rien n'est devenu banal.
Pas toi. Pas nous. »
C'est ça qui me touche aussi : rien n'est devenu banal. Pas toi. Pas nous. Pas cette place que tu occupes dans ma vie. Je t'aime encore avec cette évidence qui, au lieu de s'user, s'est approfondie.
Et je suis fier. Fier que tu sois ma femme. Fier de nous. Fier de la vie qu'on a construite.
La nourriture, ta passion,
et tout ce que tu m'as appris
Dans notre histoire, il y a un sujet immense : la nourriture.
Pas seulement parce qu'on aime manger. Mais parce qu'avec toi, cela a toujours été bien plus que ça.
C'est un langage. Une passion. Une manière de voir le monde. Une manière d'entrer dans les cultures, dans les gestes, dans les détails. Chez toi, c'est tellement fort que tu as décidé d'en faire ton métier.
Et c'est l'une des choses que j'admire le plus chez toi.
Tu as un projet fou, magnifique, exigeant, vivant. Et chaque fois que je te vois en parler, chaque fois que je t'entends parler de nourriture, il se passe quelque chose de très beau : tes yeux s'illuminent. Et il n'y a rien de plus beau que ça.
« Quand tu parles de nourriture,
tes yeux s'illuminent.
Et il n'y a rien de plus beau. »
Grâce à toi, moi qui pensais aimer manger et connaître déjà plein de choses, j'ai découvert à quel point je ne connaissais pas grand-chose en réalité. Tu m'as ouvert un monde. Les pâtes, Zanoni pendant le confinement, toutes les cuisines asiatiques — chinoise, japonaise, thaïlandaise, vietnamienne — et tant d'autres découvertes encore.
Tu m'as appris à regarder autrement. À goûter autrement. À comprendre autrement.
Et ce que j'aime aussi, c'est que cette passion ne te rend jamais lointaine : elle te rend encore plus toi, encore plus vivante, encore plus belle à mes yeux.
Et au fond, tu m'as appris bien plus que des plats. Tu m'as appris ce que c'est qu'une passion qui éclaire quelqu'un tout entier.
Nos maisons,
nos refuges
Notre histoire peut se raconter aussi à travers les endroits où nous avons vécu. Parce qu'à chaque fois, on n'a pas juste occupé un lieu. On en a fait un refuge.
Reims — le premier chez-nous.
Il y a d'abord eu notre premier appartement à Reims, pendant les études. Petit, simple, mais déjà habité par quelque chose d'important : le début d'une vraie vie à deux. À cette époque, c'était souvent moi qui cuisinais le plus dans notre petite cuisine.
Le 16 m² — notre îlot.
Ensuite, il y a eu ce 16 m² où l'on est restés bien trop longtemps. Mais s'il a duré si longtemps, c'est probablement parce qu'on y était bien.
Ce n'était pas un vrai îlot, évidemment. Juste un minuscule appartement avec un lit qui prenait presque toute la place. Mais on vivait dessus comme sur une île à nous deux. Et franchement, on n'avait besoin de presque rien d'autre.
« On était bien
sur notre petit monde. »
Gare du Nord — un autre cocon.
Puis on a déménagé dans un appartement plus grand à Gare du Nord. Là aussi, on a recréé quelque chose de chaleureux. Les restos du coin, notre petit rythme, notre salon dans lequel on se sentait bien. Encore une fois, on avait réussi à faire de quelques mètres carrés un endroit où l'on avait envie de rentrer.
Les bailleurs, ou notre malchance légendaire.
Et puis il y a cette petite série noire très particulière : un bail non renouvelé. Puis un autre encore. Des choses qui, normalement, n'arrivent presque jamais. Et qui nous sont arrivées, à nous, plusieurs fois.
Mais même là, on a continué. On a refait les cartons. On a recommencé. On a repris notre cocon et on l'a déplacé ailleurs.
Paris encore, puis Lille.
Après, il y a eu un grand appartement à Paris. Moins cocon peut-être, mais plein de souvenirs aussi. Et puis finalement, on a pris une autre direction.
On est partis à Lille.
Aujourd'hui, on vit dans une maison qui nous ressemble. Une maison où l'on a retrouvé ce qu'on sait faire partout : recréer un cocon. Un salon chaleureux. Une vie à nous. Et, parce qu'on reste nous, un bain nordique acheté sur un coup de folie joyeux.
Lille, la douceur
et le vertige
Cette nouvelle vie à Lille a quelque chose de plus apaisé.
Mais elle demande aussi des repères.
Je sais que ce n'est pas simple pour toi. Je sais que ton projet prend énormément de place, de temps, d'énergie. Je sais que cela te demande beaucoup. Et j'imagine à quel point c'est intense à vivre.
Même pour moi, alors que je suis d'ici, c'est étrange. Mes repères ont changé aussi. Je me sens parfois moi-même un peu perdu. Alors j'imagine encore davantage ce que cela représente pour toi.
Je voulais que ce soit dit quelque part dans cette histoire : je le vois. Je vois l'effort. Je vois le courage. Je vois les doutes aussi parfois. Et je vois surtout tout ce que tu continues à construire malgré ça.
Il y a aussi quelque chose de très beau dans notre histoire, et qu'on ne dit peut-être pas assez souvent : au fil du temps, on n'a pas seulement construit un couple, on a aussi mélangé nos familles.
J'ai été accueilli dans la tienne de la meilleure des manières. Et toi, tu as été accueillie dans la mienne avec la même chaleur. C'est quelque chose qui compte énormément pour moi. Parce qu'aimer quelqu'un, ce n'est jamais seulement aimer une personne seule : c'est aussi entrer doucement dans son monde, dans ses habitudes, dans ses proches, dans tout ce qui l'a construite.
Et ça, nous l'avons vécu de la plus belle manière.
Je suis fier de ma belle-famille. Vraiment fier. Fier de l'affection qu'ils m'ont donnée, fier de la place qu'ils m'ont faite, fier de ce lien qui s'est créé naturellement. Et il y a quelque chose qui me touche tout particulièrement : c'est la manière dont toi, tu parles de ma famille. Tu en parles toujours avec quelque chose de beau, de tendre, de juste. Et chaque fois, ça me rend heureux.
« On n'a pas seulement uni deux vies.
On a fait se rencontrer
deux familles, deux histoires, deux mondes —
et on en a fait
quelque chose de précieux. »
Parce qu'au fond, cela veut dire qu'on n'a pas seulement uni deux vies. On a aussi réussi, avec le temps, à faire se rencontrer deux familles, deux histoires, deux mondes — et à en faire quelque chose de simple, de naturel, de précieux.
J'espère que cette maison, cette ville et cette vie qu'on façonne continueront à ressembler à cela : un endroit où tout ce qui compte finit par se rejoindre.
Les moments plus durs
n'ont pas défait l'histoire
En plus de dix ans, il y a eu des moments plus difficiles.
Il y a eu des périodes plus tendues, des maladresses, des erreurs, des bêtises. Des moments où il a fallu grandir, revoir certaines choses, apprendre mieux.
Mais à chaque fois, on en est ressortis ensemble.
Pas indemnes de tout, bien sûr. Mais plus solides. Plus conscients. Plus grands.
« Elle n'est pas parfaite,
elle est vivante. »
Je crois que c'est aussi ça qui me touche dans notre histoire : elle n'est pas parfaite, elle est vivante. Et tout ce qu'on a traversé n'a pas cassé ce qu'on était. Au contraire, ça l'a approfondi.
Ce que je sais
aujourd'hui
Après tout ce temps, je sais certaines choses avec une immense clarté.
Je sais que je t'aime.
Je sais que j'aime profondément notre manière d'être ensemble.
Je sais que j'aime la façon dont on rit, dont on mange, dont on voyage, dont on se raconte le monde, dont on fabrique du chaleureux un peu partout où l'on passe.
Je sais que je suis fier de toi.
Je sais que je suis fier que tu sois ma femme.
Je sais que, depuis longtemps déjà, ma place préférée, c'est avec toi.
Et je sais aussi une chose très simple : j'espère qu'on ira encore loin ensemble.
« Très loin. »
Et il en reste encore…
Dix ans tiennent difficilement dans un récit. Alors voilà tout le reste — nos visages, nos jours, les petites choses qu'on a vécues sans toujours savoir qu'on les garderait.
Laisse-toi porter, ou reviens plus tard.
Alors au fond, il ne reste qu'une question.
Une seule. La plus simple. Et la plus importante.
Est-ce que tu veux continuer
à passer le reste de ta vie
avec ton doudou ?
Pour toujours, doudou. ✦ Je t'aime ✦